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Naučna dokumentacija : Biologija
Biologie animale : reproduction
01/07/2001
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Les fonctions de reproduction regroupent l’ensemble des fonctions assurant la pérennité de l’espèce, par opposition aux fonctions de nutrition qui assurent la pérennité de l’individu. Il s’agit des fonctions assurant la production et la rencontre des cellules reproductrices lors de la reproduction sexuée, du développement et de la croissance qui conduisent à la formation d’un organisme adulte et des mécanismes assurant la reproduction asexuée. Il faut noter qu’en biologie, on définit l’état adulte d’un organisme par sa capacité à se reproduire.

La notion de reproduction sexuée est étroitement liée à celle d’espèce puisqu’on définit une espèce comme l’ensemble des organismes susceptibles de se reproduire entre eux et d’avoir des descendants interféconds. Ainsi, certaines espèces proches comme le cheval et l’âne sont capables de procréer et d’avoir des descendants mais ces derniers, mulet et bardot, sont stériles, montrant ainsi que le cheval et l’âne appartiennent à des espèces différentes.

La reproduction asexuée consiste à produire un ou plusieurs nouveaux individus à partir d’un seul parent.  Dans ce mode de reproduction, les descendants sont identiques sur le plan génétique, aussi bien entre eux qu’avec leur unique parent. Ce mode de reproduction est moins répandu chez les animaux que chez les végétaux mais on le trouve néanmoins dans des groupes variés où il coexiste, le plus souvent, avec un mode de reproduction sexuée. C’est notamment le cas chez les hydres d’eau douce, les coraux, certaines méduses et anémones de mer, certains vers et certains insectes.


Pullulation de pucerons sur un laurier rose
Les pucerons peuvent se multiplier rapidement par voie asexuée :
les cellules reproductrices femelles se développent sans avoir été fécondées (parthénogenèse)

La reproduction sexuée consiste en la production d’un nouvel individu à partir de la fusion de deux cellules reproductrices appelées gamètes. Les mâles sont caractérisés par la présence de glandes reproductrices mâles, les testicules, qui produisent des cellules reproductrices mâles appelées spermatozoïdes. Les femelles sont caractérisées par la présence de glandes reproductrices femelles, les ovaires, qui produisent des cellules reproductrices appelées ovules.


Spermatozoïdes de ver de terre
(microscope optique X 1000 ; coloration par le bleu de méthylène-éosine)

Chez la plupart des espèces animales, les sexes sont séparés et femelles et mâles diffèrent non seulement par leurs organes reproducteurs, mais souvent aussi par leur aspect extérieur. On parle alors de dimorphisme sexuel (di = deux ; morphisme = forme).

Drosophile femelle Drosophile mâle
Le dimorphisme sexuel chez la drosophile se traduit notamment par une taille plus grande chez la femelle et par une coloration noirâtre de l'abdomen chez le mâle. La drosophile ou mouche du vinaigre est une petite mouche abondante en été à proximité des fruits mûrs. C'est aussi un organisme très utilisé par les généticiens.

 

 
Dimorphisme sexuel chez la sauterelle
Femelle et mâle diffèrent essentiellement par l'aspect des organes reproducteurs externes
Noter le long organe de ponte de la femelle (à gauche)

Il existe aussi des espèces hermaphrodites, c’est-à-dire dont les individus possèdent à la fois des testicules et des ovaires. C’est le cas, par exemple, des vers de terre et des escargots. Toutefois, leur reproduction sexuée nécessite la rencontre de deux individus différents.

 

La fusion d’un ovule avec un spermatozoïde constitue la fécondation. Elle donne naissance à une cellule-œuf dont le développement conduit à un embryon à l’origine d’un nouvel individu.


Oeufs et embryon de l'artémie (Artemia salina, crustacé vivant dans les eaux très salées)

Ce dernier présente les caractéristiques générales de l’espèce à laquelle appartiennent les parents. On parle souvent de procréation plutôt que de reproduction sexuée pour qualifier cette dernière puisque le résultat n’est pas une copie conforme de l’un ou l’autre parent, contrairement au résultat de la reproduction asexuée, mais un individu nouveau qui diffère de ses deux parents. Il faut noter cependant qu’une seule cellule-œuf peut être à l’origine de deux individus, voire plus, lorsque l’embryon se fractionne à un stade précoce. Dans ces conditions, ces individus sont génétiquement identiques. C’est notamment le cas des vrais jumeaux dans l’espèce humaine que l’on appelle jumeaux monozygotes (issus d’un seul œuf). En revanche, les faux jumeaux proviennent de la fécondation d’ovules différents et ne sont donc pas identiques génétiquement.

La fécondation peut être externe ou interne, c’est-à-dire se dérouler, soit dans le milieu extérieur, soit dans les voies génitales de la femelle. Lorsque la fécondation est externe, le plus souvent les gamètes sont émis et se rencontrent dans le milieu aquatique.


Accouplement chez des punaises
La fécondation interne résulte le plus souvent de l'accouplement.

Lorsque la fécondation est interne, les spermatozoïdes sont libérés dans les voies génitales de la femelle. Chez la plupart des espèces à fécondation interne, il y a accouplement, comme chez les insectes et chez les mammifères. Chez ces derniers, notamment dans l’espèce humaine, le développement de l’embryon se déroule dans l’utérus maternel. Un organe temporaire spécialisé, le placenta, assure les échanges entre le sang de l’embryon et celui de l’organisme maternel, permettant notamment d’alimenter l’embryon en oxygène et en nutriments et d’évacuer la plupart des déchets de l’embryon. Les animaux dont le développement de l’œuf se déroule à l’intérieur de l’organisme maternel sont dits vivipares.

En revanche, lorsque l’œuf contient suffisamment de réserves pour assurer le développement de l’embryon, l’espèce est dite ovipare. Dans ce cas, l’œuf est pondu à l’extérieur de l’organisme maternel et son développement donne naissance à une larve, comme c’est le cas chez les crustacés, les insectes et les batraciens ou directement à un jeune, comme c’est le cas chez les reptiles et les oiseaux.


Oeufs d'oiseaux : poule, autruche, caille

Les espèces ovovivipares représentent un cas intermédiaire. Après une fécondation interne, les oeufs se développent à l'intérieur de l'organisme maternel mais ce dernier n'assure aucun rôle nutritif. L'embryon se développe exclusivement à partir des réserves nutritives de l'oeuf. A l'éclosion, la femelle donne naissance à des petits dont le développement est terminé. Ce cas, peu fréquent, se rencontre chez quelques espèces d'arthropodes et de vertébrés (poissons, amphibiens, reptiles).

Poslednja izmena : 18/06/2007
Oruđa
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