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Biodiversité
22/12/2006
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Nomenclature, évolution et classification
Diversité des animaux
Diversité des végétaux
Végétaux verts
Mousses
Fougères
Plantes à graine
Évolution des plantes
Diversité des microorganismes
Echelle des temps géologiques

Introduction

Le terme « biosphère » qualifie l’ensemble des êtres vivants qui peuplent actuellement notre planète et l’ensemble des milieux qu’ils occupent. Avec plus de 1 700 000 espèces différentes identifiées et nommées à ce jour, la diversité des espèces qui constituent la biosphère - ou biodiversité - est considérable. On suppose, cependant, que la biodiversité est bien plus considérable encore puisque le nombre réel d’espèces vivantes pourrait être au moins cinq à dix fois plus important, selon les estimations. On peut noter, en outre, que le nombre d’espèces vivantes qui ont été présentes à un moment ou à un autre sur notre planète est d’un ordre de grandeur bien supérieur, si l’on tient compte des espèces disparues au cours des temps géologiques, sachant que les scientifiques font remonter l’origine de la vie à environ 3,5 milliards d’années. En effet, au cours des temps géologiques, de nouvelles espèces apparaissent, se répandent dans un environnement donné, puis disparaissent.

Trilobite fossile
Ammonite fossile
Brachiopode  fossile
Au cours des temps géologiques, des espèces disparaissent et de nouvelles espèces se forment.
Les trilobites étaient des arthropodes qui ont tous disparu à la fin de l'ère primaire.
Les ammonites étaient des mollusques qui ont tous disparu à la fin de l'ère secondaire.
De nombreuses espèces de brachiopodes ont également disparu à la fin des ères primaire et secondaire mais il en existe encore quelques espèces dans la nature actuelle. Les brachiopodes constituent un groupe dont l'aspect extérieur ressemble à celui de certains coquillages mais ils n'appartiennent pas à l'embranchement des mollusques.


Le terme « biodiversité » ne fait pas seulement référence à la variété des êtres vivants présents sur la Terre mais aussi aux communautés qu’ils constituent et aux habitats dans lesquels ils vivent. Ainsi, l’Article 2 de la Convention sur la diversité biologique, signée par 188 pays en 1992 au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil), en donne la définition suivante :
Variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes.


Pucerons et fourmis
La biodiversité comprend aussi les communautés d'êtres vivants. Ainsi, les pucerons dépendent des plantes dont ils sucent la sève et certaines fourmis dépendent des pucerons dont elles consomment le miellat, une sécrétion sucrée qui sourd  de leur abdomen

Une espèce vivante est constituée de l’ensemble des organismes qui descendent les uns des autres et, pour les espèces à reproduction sexuée, l’ensemble des organismes susceptibles de se reproduire entre eux et d’avoir des descendants interféconds. Si les membres d’une même espèce se ressemblent le plus souvent, cela n’a rien d’une règle absolue. Ainsi, dans certaines espèces, les différences morphologiques entre mâles et femelles, ce que l’on appelle dimorphisme sexuel, sont telles que la simple observation peut laisser croire qu’ils appartiennent à des espèces différentes.

De même, chez les espèces dont le cycle de développement comporte une métamorphose, comme chez beaucoup d’insectes et chez les amphibiens, les différences morphologiques entre l’adulte et le ou les stades larvaires peuvent être telles que seul un spécialiste est capable de reconnaître qu’ils appartiennent à la même espèce.


Deux stades du développement de la grenouille
Au cours de son développement, la grenouille passe par un stade larvaire, le têtard, dont l'anatomie, la physiologie et le mode de vie  sont très différents de ceux de l'adulte

Depuis la fin du dix-neuvième siècle, un faisceau d’arguments nombreux et variés issus de toutes les disciplines de la biologie et de la paléontologie a convaincu les biologistes que toutes les espèces vivantes, disparues et actuelles, descendent d’un même ancêtre commun et sont donc toutes apparentées. C’est ce qu’exprime la notion d’évolution. Une des conséquences en est que les espèces actuelles sont d’autant plus apparentées entre elles qu’elles ont un ancêtre commun plus récent. C’est pourquoi la classification du vivant est désormais établie sur des bases phylogénétiques, c’est-à-dire qu’elle classe les organismes en fonction de leurs relations de parenté évolutive. La notion d’évolution est devenue tellement centrale pour la biologie que Theodosius Dobzhansky, un des grands spécialistes de l’évolution, a pu écrire : « rien n’a de sens en biologie, si ce n’est à la lumière de l’évolution ».

Les biologistes s’accordent également pour regrouper les êtres vivants en trois grands ensembles : les eubactéries (bactéries ordinaires), les archébactéries (bactéries archaïques) et les eucaryotes (organismes formés de cellules comportant un véritable noyau). Ces trois ensembles, issus d’un même ancêtre commun, constituent les trois branches de l’arbre généalogique du vivant. Les eucaryotes comprennent les animaux, les champignons, les algues et les plantes ainsi qu’une multitude d’espèces d’organismes unicellulaires appartenant à différents groupes. Toutes les bactéries et tous les organismes unicellulaires sont invisibles à l’œil nu et sont donc qualifiés de microorganismes. Malgré leur taille microscopique, ils jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes et on estime qu’ils constituent environ la moitié de la masse totale des êtres vivants, ce qu’il est convenu d’appeler biomasse.

Nomenclature, évolution et classification

La diversité considérable présentée par la biosphère nécessite de classer les espèces. Dès le dix-huitième siècle, alors que seules 4 000 espèces différentes avaient été décrites, le botaniste suédois, Carl von Linné (1707-1778), a inventé une méthode de classification des plantes qui se basait sur les différences morphologiques de leurs organes sexuels.


La classification des plantes à fleur de Linné se fondait sur l'extrême diversité de leurs organes sexuels, les fleurs.

Il a également introduit la nomenclature binominale pour identifier les êtres vivants. Dans ce système de nomenclature, encore utilisé aujourd’hui par les scientifiques, chaque être vivant est désigné par deux noms latins, qu’il est d’usage d’écrire en italiques : un nom de genre, commençant par une majuscule, et un nom d’espèce, commençant par une minuscule. Par exemple, le nom scientifique du chat domestique est Felis catus, celui du lombric, Lumbricus terrestris. Aujourd’hui, le genre regroupe les espèces ayant la relation de parenté la plus proche, c’est-à-dire celles qui descendent de l’ancêtre commun le plus récent, alors que, par le passé, les regroupements étaient établis sur la base de ressemblances morphologiques. Par exemple, dans le genre Lumbricus, cinq espèces différentes ont été décrites, ce qui signifie que ces cinq espèces de vers de terre sont plus proches parentes entre elles qu’avec tous les autres genres de vers de terre, comme les Eisenia ou les Allolobophora, dont la morphologie est pourtant très semblable mais qui sont plus éloignés sur le plan de la parenté évolutive.

Tous les éléments de la classification, qu’il s’agisse de l’espèce, du genre ou des regroupements de niveaux supérieurs, familles, ordres, etc. constituent des unités taxonomiques appelées également taxons dont les relations reflètent la phylogénie. Ainsi, les différentes espèces appartenant à un même genre descendent d’un même ancêtre commun plus récent que celui à l’origine de ce genre et des autres genres de la même famille. C’est pourquoi chaque taxon est emboîté dans un taxon d’ordre supérieur. Ainsi, comme on l’a vu ci-dessus, les espèces sont regroupées en genres et les unités taxonomiques d’ordre supérieur sont, dans l’ordre croissant, les familles, les ordres, les classes, les embranchements (ou phylums, caractérisés par un plan d’organisation commun), les règnes. Si l’on reprend l’exemple du chat, il appartient à l’espèce catus du genre Felis, appartenant à la famille des félidés de l’ordre des carnivores inclus dans la classe des mammifères, elle-même appartenant à l’embranchement des chordés, du règne des métazoaires. Notons que ce règne appartient à la lignée des eucaryotes, l’une des trois branches primordiales de l’arbre du vivant. La lignée des eucaryotes comporte actuellement une soixantaine de phylums différents. La classification des êtres vivants constitue ainsi un arbre généalogique reflétant leurs relations phylogénétiques.

Il importe de préciser que le nom courant des animaux, en français, ne désigne que rarement une seule espèce. Ainsi, le nom « ver de terre » désigne plusieurs espèces différentes, appartenant même à des genres différents, comme Lumbricus, Eisenia et Allolobophora.


Eisenia foetida (ver de terre ou ver du fumier)

De même, le nom « grenouille » désigne aussi bien la grenouille verte, Rana esculenta que la grenouille rousse, Rana temporaria.


Rana esculenta
Plusieurs espèces différentes de grenouilles appartiennent au genre
Rana

Il faut également noter que le genre masculin ou féminin des noms courants d’animaux peut induire parfois des idées fausses, telles que « la grenouille est la femelle du crapaud » ou « Le hibou est le mâle de la chouette ». En réalité, il existe des mâles et des femelles dans chaque espèce de grenouille, des mâles et des femelles dans chaque espèce de crapaud, des hiboux mâles et des hiboux femelles, des chouettes mâles et des chouettes femelles, etc.

Diversité des animaux

Aujourd’hui, quelque 1,5 million d’espèces animales différentes ont été décrites et nommées, si l’on excepte les espèces fossiles, mais on estime qu’il en existe, en réalité, bien davantage, au moins dix fois plus, et on découvre chaque année plusieurs milliers d’espèces nouvelles.

La faune actuelle se répartit en une trentaine d’embranchements (annélides, mollusques, arthropodes, vertébrés, échinodermes, etc.), un embranchement ou phylum étant défini comme l’ensemble des organismes ayant hérité un même plan d’organisation d’un ancêtre commun.

Les archives paléontologiques montrent que tous ces phylums existaient dès le Cambrien, il y a 550 millions d’années (voir tableau des temps géologiques). Les embranchements d’animaux qui comportent le plus grand nombre d’espèces différentes sont ceux des annélides ou vers annelés (environ 15 000 espèces), des nématodes ou vers ronds (environ 25 000 espèces), des vertébrés (environ 45 000 espèces), des mollusques (environ 70 000 espèces) et surtout des arthropodes (plus de 1,2 million d’espèces dont plus de 1 million d’espèces d’insectes).

  Les vertébrés comportent quelque 45 000 espèces différentes
 Mulots (mammifère) Salamandre (amphibien)

 Vertébrés

    Les mollusques comportent environ 70 000 espèces différentes
 Huître (lamellibranche)
 Escargot (gastéropode)

 Mollusques

  Les arthropodes constituent le phylum comportant le plus grand nombre d'espèces du monde animal (plus de 1,2 million d’espèces dont plus de 1 million d’espèces d’insectes)
 Bourdon (insecte)
 Crevette (crustacé)

 Arthropodes

Quelques représentants des trois embranchements d'animaux qui comportent le plus grand nombre d'espèces différentes.
De haut en bas : vertébrés, mollusques, arthropodes

Comme on l’a vu ci-dessus, les espèces appartenant à un même embranchement sont plus étroitement apparentées entre elles qu’elles ne le sont avec les espèces appartenant à d’autres embranchements et, de la même façon, les divisions plus fines de chaque embranchement, classes, ordres, familles, etc. correspondent également à des liens de parenté de plus en plus étroits, le lien le plus étroit étant celui existant entre les membres d’une même espèce puisqu’ils sont capables de se reproduire entre eux.

Ainsi, par exemple, le plan d’organisation commun à tous les arthropodes comporte notamment une carapace chitineuse, des appendices articulés et des mues, caractères hérités de leur ancêtre commun. Mais, parmi les arthropodes, certains possèdent en outre une paire de crochets venimeux (araignées), d’autres deux paires d’antennes (crustacés), d’autres une paire d’antennes et trois paires de pattes (insectes). De même, tous les vertébrés sont caractérisés par la présence d’une colonne vertébrale mais quelques caractéristiques majeures permettent de distinguer différentes classes, comme par exemple, les plumes (oiseaux) ou les poils et les mamelles (mammifères).

La diversité des animaux, comme celle des végétaux, est indissociable de la diversité des habitats car chaque espèce est adaptée, non seulement à des conditions physico-chimiques particulières (lumière, températures, précipitations, etc.), mais aussi à tout un ensemble d’autres espèces vivantes avec lesquelles elle est en relation (nourriture, abri, etc.).


Abeille en train de butiner

Abeilles et plantes à fleur sont interdépendants : les abeilles prélèvent sur des fleurs le nectar et le pollen qui servent à l'alimentation de la colonie et assurent la fécondation de ces fleurs en transportant le pollen. La reproduction sexuée des deux tiers des plantes à fleur dépend du transport du pollen par des insectes

Il en résulte que chaque espèce est inféodée plus ou moins étroitement à un milieu donné, qui peut être plus ou moins étendu. Il peut s’agir d’un milieu très limité dans l’espace et dans le temps, par exemple un animal qui héberge un parasite, ou une petite mare temporaire, comme celles occupées par des crustacés d’eau douce qui passent la période de sécheresse sous forme d’œufs résistant à la dessiccation. Mais ce peut être aussi la quasi-totalité de la planète comme pour l’espèce humaine.

Diversité des végétaux

Dans les classifications antérieures, le règne végétal regroupait tous les êtres vivants qui ne sont pas des animaux, essentiellement les plantes (environ 270 000 espèces décrites), les algues (environ 40 000 espèces décrites) et les champignons (environ 72 000 espèces décrites) et on en rapprochait également les bactéries. Aujourd’hui, on a montré que les champignons  ont des liens de parenté plus proches sur le plan évolutif avec les animaux qu’avec les plantes et les algues et regrouper champignons et plantes est donc source de confusion par rapport à l’évolution du vivant. On a également montré que le terme général d’algues recouvre, en réalité, des lignées issues d’ancêtres différents alors qu’auparavant, on réunissait sous ce terme des organismes très différents, comme les algues vertes, les algues rouges, les algues brunes et même des bactéries, les cyanobactéries (anciennement "algues" bleues). Les travaux de phylogénétique ont montré, principalement sur la base de caractères biochimiques et génétiques, que les algues vertes étaient apparentées plus étroitement aux plantes terrestres qu’aux autres algues.

Toutes les plantes et les algues vertes sont photosynthétiques, possèdent les chlorophylles a et b, stockent les produits de la photosynthèse sous forme d’amidon à l’intérieur de chloroplastes et possèdent une paroi cellulaire faite de cellulose. Ces caractéristiques permettent de les distinguer des champignons et des animaux qui partagent d’autres caractères biochimiques (glycogène, chitine) et dont les besoins nutritifs sont radicalement différents, puisque, contrairement aux plantes, ils ont besoin de substances organiques pour se nourrir. Ces caractéristiques permettent aussi de les distinguer d’autres lignées d’organismes chlorophylliens, comme les algues brunes et les algues rouges. On qualifie désormais l’ensemble des plantes et des algues vertes de sous règne des végétaux verts ou chlorobiontes.

Pour la classification phylogénétique, il n’existe plus de taxon regroupant l’ensemble des algues, mais cela ne signifie pas que l’on doive s’interdire d’utiliser ce terme dans le langage courant. Il faut noter que tous les végétaux vivant dans l’eau ne sont pas nécessairement des algues car il existe aussi des plantes aquatiques.

Végétaux verts

Les végétaux verts ou chlorobiontes se répartissent en une cinquantaine de lignées regroupées en deux vastes sous-ensembles descendant d’un ancêtre commun, les chlorophytes et les streptophytes. Les chlorophytes correspondent, en gros, à ce qu’on appelait précédemment les algues vertes, c’est-à-dire essentiellement les algues vertes marines macroscopiques et certaines algues vertes microscopiques. Il en existe plusieurs milliers d’espèces. Les streptophytes regroupent les plantes et quelques espèces d’algues d’eau douce. Les plantes (environ 270 000 espèces décrites), sont qualifiées d’embryophytes, parce qu’elles se développent à partir d’un embryon lors de la reproduction sexuée. Les mousses, hépatiques, fougères et plantes à graine appartiennent à cet ensemble.


Mousses, fougères et plantes à fleur
Avec quelques algues d'eau douce, les plantes constituent les streptophytes

Mousses

Les mousses, dont on a décrit quelque 10 000 espèces, sont des végétaux chlorophylliens formant des tapis denses sur les supports les plus divers, sols, arbres, murs, toits, rochers, etc. qu’elles tendent à recouvrir rapidement par multiplication végétative. Quelques espèces sont aquatiques. Ce sont des végétaux de petite taille, en raison de l’absence de tissus conducteurs et de soutien.

Les mousses possèdent une remarquable capacité de reviviscence, c’est-à-dire la possibilité de se maintenir en vie latente sous forme déshydratée et de reprendre une vie active dès qu’elles sont réhydratées. Cette capacité en fait des végétaux pionniers. Elles sont, en effet, parmi les premières plantes à coloniser un nouvel habitat, par exemple un sol dont toute la végétation a été détruite à la suite d’un incendie ou une île volcanique nouvellement formée.

Les mousses tendent à s’étendre sur leur support par multiplication végétative mais elles peuvent aussi se disséminer à grande distance par des spores formées à l’issue d’une reproduction sexuée.


Plusieurs espèces de mousses sur un rocher
(Noter les urnes dans lesquelles se forment les spores)
Les mousses constituent des végétaux pionniers car elles peuvent se développer en l'absence de sol

Fougères

Contrairement aux mousses, les fougères sont des plantes vasculaires, c'est-à-dire pourvues de vaisseaux conducteurs. Elles comportent tige, feuilles et racines. L’existence de vaisseaux conducteurs, assurant un transport efficace de l’eau du sol depuis les racines vers les différentes parties de la plante, et de tissus de soutien, leur permettent d’atteindre de grandes tailles. S’il existe encore actuellement des fougères arborescentes dans les pays tropicaux, elles ont été beaucoup plus abondantes sur la planète dans les temps géologiques, notamment à l’ère primaire avant l’avènement des plantes à fleur.

La partie aérienne de l’appareil végétatif comporte des feuilles, appelées frondes, groupées en bouquet et munies de nervures correspondant aux vaisseaux. Les feuilles se développent vers le haut à partir d’une tige souterraine peu profonde, ou rhizome, qui porte également des racines filiformes. Le rhizome constitue également un organe de réserve qui stocke l’amidon, substance de réserve issue de la photosynthèse, et un organe de propagation. La croissance du rhizome par l’une de ses extrémités et la formation de nouvelles frondes permettent aux fougères de s’étendre rapidement sur le sol. La fragmentation du rhizome constitue, en outre, une forme de multiplication végétative (ou reproduction asexuée), chaque fragment étant capable de donner naissance à un nouvel individu. Les fougères produisent des spores leur permettant de se disséminer à distance et qui sont le point de départ de leur reproduction sexuée.


Frondes de fougères (Polypode)
Noter les organes producteurs de spores visibles à la face inférieure des frondes

Plantes à graine

Les spermatophytes (spermato = graine ; -phyte = plante) ou plantes à graine, regroupent l’ensemble des arbres, arbustes, lianes, plantes aquatiques et plantes herbacées, toutes formant des fleurs. Comme leur nom l’indique, elles sont caractérisées par la formation de graines. Ces dernières résultent de la reproduction sexuée et permettent leur dissémination, contrairement aux mousses et aux fougères dont la dissémination se fait par des spores. La graine n’existe dans aucun autre groupe végétal et son « invention » au cours de l’évolution a constitué une innovation majeure, à mettre en relation avec le succès évolutif de ces plantes qui dominent la flore terrestre depuis le Crétacé (environ – 65 millions d’années). On les divise en deux grands ensembles, les gymnospermes et les angiospermes.

Les gymnospermes sont des plantes ligneuses vivaces, arbres, arbustes et lianes, caractérisées par des graines nues (gymno = nu ; sperme = graine), c’est-à-dire non incluses dans un fruit. Environ 700 espèces ont été décrites. Les plus nombreux représentants des gymnospermes sont les conifères (pins, sapins, épicéas, cèdres, mélèzes, etc.) avec quelque 550 espèces décrites, mais le ginkgo et le cycas, considérés comme des « fossiles vivants », appartiennent aussi à ce groupe.


Sapins
Les conifères sont des gymnospermes

Les conifères possèdent des feuilles en forme d’aiguilles ou d’écailles. À l’exception du mélèze, ce sont des arbres à feuilles persistantes, les aiguilles ne tombant pas toutes au même moment. Ils sont caractérisés par leurs organes reproducteurs qui sont des « fleurs » simples, en forme de cônes.


Les conifères possèdent des feuilles en forme d'aiguilles ou d'écailles

Les angiospermes sont les plantes à fleur proprement dites et sont caractérisées par leurs ovules enclos (angio = capsule ; sperme = graine) dans une cavité de la fleur appelée carpelle et par leurs graines enfermées dans un fruit.


Fleur de pervenche

Les carpelles dont l'ensemble forme l'ovaire et qui contiennent les ovules sont visibles au fond de la fleur. Les angiospermes sont caractérisées par leurs ovules enclos dans un carpelle.


Ce sont les plantes les plus nombreuses, avec environ 260 000 espèces décrites. On trouve chez les angiospermes des plantes ligneuses, c'est-à-dire comportant du bois, comme des arbres, des arbustes, des lianes, et des plantes herbacées, c'est-à-dire des plantes de petite taille en raison de l’absence de bois. Le bois est un tissu rigide, constitué notamment de fibres sclérifiées et de vaisseaux. Il participe au soutien de la plante et lui permet d’atteindre de grandes tailles. Les séquoias américains, qui sont des conifères, peuvent ainsi atteindre jusqu’à 150 m de hauteur. Si la majorité des angiospermes sont des plantes terrestres, il existe aussi des espèces d’eau douce (élodée, sagittaire) et marines (posidonies).

Il existe chez les angiospermes des espèces annuelles, bisannuelles ou vivaces, c’est-à-dire que, selon l’espèce, leur cycle reproducteur se déroule sur une, deux ou plusieurs années.

Parmi les angiospermes, on distingue les monocotylédones, dont l’embryon comporte un seul cotylédon, et les dicotylédones, dont l’embryon comporte deux cotylédons. Les cotylédons sont les feuilles primordiales de l’embryon incluses dans la graine.


Feuilles de dicotylédone (à gauche) et de monocotylédone (à droite)

Dicotylédones et monocotylédones se distinguent non seulement par le nombre de cotylédons dans la graine (respectivement deux et un), mais aussi par la disposition des nervures dans les feuilles (respectivement ramifiées et parallèles).

Les monocotylédones ne produisent pas de bois et les nervures de leurs feuilles sont parallèles. La plupart d’entre elles sont des plantes herbacées, comme les graminées, auxquelles appartiennent les céréales alimentaires (blé, maïs, riz, orge), les liliacées (lis, tulipe, iris, ail) ou les orchidées. Cependant, certaines d’entre elles ont un port arborescent, comme les palmiers ou les bambous, malgré l’absence de bois.


Bambous
Malgré leur port arborescent, les bambous sont des graminées

Les dicotylédones sont les plus nombreuses des plantes à fleurs et celles qui présentent la plus grande diversité. Leurs feuilles présentent, en général, des nervures ramifiées, contrairement à celles des monocotylédones. Comme chez les gymnospermes, il peut y avoir production de bois et les dicotylédones comportent des plantes herbacées, comme des plantes ligneuses, arbustes, arbres ou lianes.

Évolution des plantes

(voir tableau des temps géologiques)

Les premières plantes terrestres sont issues de l’évolution des algues vertes et sont apparues sur Terre au Silurien moyen, il y a environ 420 millions d’années. Les premières d’entre elles étaient probablement des algues filamenteuses déjà capables de survivre temporairement sans eau, à marée basse. Leur évolution s’est traduite par l’apparition, dans l’appareil végétatif, de tissus différenciés constituant des organes, comme les tiges, les racines et les feuilles. Chez les algues, il n’existe pas de tissus différenciés et l’appareil végétatif est constitué de cellules toutes semblables réunies en un filament ou une lame aplatie, appelé thalle.

Au dévonien, il y a quelque 400 millions d’années, deux lignées de végétaux chlorophylliens terrestres ont vraisemblablement divergé, celle des mousses et celle des plantes vasculaires, c’est-à-dire celles qui possèdent des vaisseaux conducteurs de sève. Ces dernières ont d’abord été représentées par les fougères qui ont connu leur apogée au carbonifère, il y a environ 300 millions d’années. Cette période géologique doit son nom au fait que les fougères arborescentes ont constitué à l’époque d’immenses forêts dont la fossilisation a conduit à la formation de vastes gisements de charbon, souvent encore exploités aujourd’hui. La disparition de la plupart des fougères a commencé au permien, il y a environ 200 millions d’années.

Les spermatophytes ou plantes à graines se sont probablement séparées des fougères dès le dévonien, il y a quelque 400 millions d’années, mais elles n’ont commencé à véritablement dominer la flore terrestre que bien plus tard, il y a environ 100 millions d’années. Mieux adaptées à la vie aérienne par leur système de reproduction sexuée indépendant de l’eau liquide, ce sont aujourd’hui les plantes les plus nombreuses avec environ 260 000 espèces décrites et elles occupent tous les habitats de la planète à l’exception des plus extrêmes.

Diversité des microorganismes

Les êtres vivants microscopiques, qualifiés aussi de microbes ou microorganismes, ne constituent pas une catégorie de la classification du vivant. En effet, leur seul point commun est leur taille microscopique qui les rend invisibles à l’œil nu et leurs représentants peuvent appartenir à n’importe laquelle des trois branches principales de l’arbre du vivant. Rappelons que ces trois branches sont les eubactéries ou bactéries ordinaires, les archéobactéries ou bactéries archaïques et les eucaryotes, organismes formés de cellules comportant un véritable noyau. Les eubactéries sont les bactéries banales connues depuis le dix-neuvième siècle, notamment parce que certaines d’entre elles sont responsables de diverses maladies infectieuses tandis que les archéobactéries ont été découvertes dans les années 1970 dans des environnements extrêmes (sources chaudes, milieux hyper salés).


Bactéries dans un frottis de yaourt
(microscope optique x 1000 ; coloration par le bleu de méthylène)

Toutes les bactéries, eubactéries et archébactéries, ont des tailles de l’ordre du micromètre (µm) et sont donc invisibles à l’œil nu, le pouvoir séparateur de l’œil étant de l’ordre de 0,1 mm.

On trouve aussi des microorganismes dans la plupart des lignées évolutives des eucaryotes, comme les champignons, les diverses lignées d’algues, les végétaux verts et les animaux.


Cellules de levure (microscope optique x 600)
Les levures sont des champignons unicellulaires microscopique (diamètre d'environ 5 µm)

Les protistes regroupent des milliers d’espèces d’organismes unicellulaires eucaryotes dont les liens de parenté ne sont pas toujours clairement établis. On les regroupait autrefois dans les protozoaires (unicellulaires animaux) et les protophytes (unicellulaires végétaux), distinction qui ne cadre plus avec la classification phylogénétique.


Paramécie (microscope optique x 400)

 

Les paramécies sont parmi les plus grands protistes d'eau douce (elles mesurent environ 0,1 mm de long). Ce sont des eucaryotes.


Enfin, les virus sont des parasites obligatoires formés essentiellement d’un acide nucléique portant leur information génétique et de quelques molécules de protéines. Ils ne peuvent se multiplier qu’à l’intérieur d’une cellule vivante et ne sont pas considérés comme des organismes vivants parce qu’ils sont dépourvus de structure cellulaire et de métabolisme. Ils sont qualifiés d’acaryotes.

Poslednja izmena : 01/10/2007
Oruđa
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